On vous a peut-être dit que la ménopause entraîne une baisse de libido.
Que c'est normal. Que c'est inévitable. Qu'il faut "faire avec".
Je ne suis pas d'accord avec ce récit !
Pas complètement.
Ce qui est vrai
La ménopause entraîne une chute significative des œstrogènes et de la testostérone. Cette chute hormonale peut provoquer une sécheresse vaginale, une diminution de la sensibilité, parfois des douleurs pendant les rapports. Ces effets physiques sont réels et méritent d'être pris en charge sérieusement, avec un médecin.
Ce qui est aussi vrai : la ménopause marque la fin des cycles, des règles, de la charge contraceptive.
Beaucoup de femmes décrivent cette période, une fois traversée, comme une libération. Une nouvelle façon d'habiter leur corps, sans les fluctuations hormonales mensuelles qui les épuisaient depuis trente ans.
Ce qui est faux
Que la ménopause signifie la fin de la vie intime ! Que le désir disparaît forcément. Que si vous ne le ressentez plus, c'est parce que votre corps a "décidé" d'en finir avec ça.
Le désir à la ménopause peut se transformer. Il peut devenir moins spontané, plus lent à s'éveiller, plus lié à la présence et à la connexion qu'à l'urgence. Ce n'est pas une dégradation : c'est une évolution !
Ce que la ménopause révèle souvent
Dans ma pratique, la ménopause est fréquemment le moment où des femmes prennent conscience que leur rapport à leur corps et à leur désir a toujours été contraint. Contraint par la crainte d'une grossesse, par l'image corporelle, par les attentes de l'autre, par une sexualité construite autour du désir masculin.
La ménopause retire ces contraintes. Elle peut, paradoxalement, ouvrir un espace de liberté. Encore faut-il savoir comment l'habiter.
L'approche par l'énergie plutôt que par la performance
C'est ici que mon approche diffère un peu de la sexologie classique. Je ne travaille pas sur les "techniques" pour retrouver le désir. Je travaille sur la reconnexion à ce que j'appelle l'énergie féminine intime : une dimension plus large que la simple libido au sens clinique.
L'hypnose thérapeutique permet d'accéder à des couches profondes où le corps a conservé la mémoire du plaisir, même quand la surface semble endormie. Ce n'est pas une métaphore. C'est ce que je vois se passer en séance, concrètement.
Les questions à vous poser
Est-ce que votre baisse de désir s'accompagne de douleurs physiques ? Si oui, un suivi médical est nécessaire en premier lieu.
Est-ce que c'est plutôt un sentiment de déconnexion, de ne plus savoir ce que vous ressentez, de ne plus savoir ce que vous voulez ? C'est un terrain différent. C'est là où un accompagnement en sexothérapie ou par l'hypnose peut faire une vraie différence.
Ce que je voudrais que vous reteniez
La ménopause n'est pas la fin. C'est un seuil.
Ce qui se passe de l'autre côté dépend en grande partie de comment vous traversez ce passage, avec qui vous êtes accompagnée, ce que vous croyez possible, ce que vous choisissez d'explorer.
Vous méritez une vie intime qui vous ressemble, à toutes les étapes de votre vie !
Aline Baridon est sexothérapeute et hypnothérapeute, 15 ans de pratique. Elle propose des programmes en ligne pour retrouver le désir depuis chez soi, en toute discrétion. Découvrir les programmes
