Désir qui s'éteint à 40 ans : fatigue, stress ou signal à écouter ?

À 40 ans, vous gérez tout.

Le travail, les enfants, la maison, les parents peut-être, l'agenda de tout le monde.

Et quelque part dans cet emploi du temps, la question du désir est devenue la dernière de la liste... ou n'y figure plus du tout.

Ce n'est pas une coïncidence. C'est un signal.

 

Le désir n'est pas une fonction automatique

Beaucoup de femmes qui me consultent pensent que le désir devrait "venir naturellement". Que si elles aimaient vraiment leur partenaire, l'envie serait là. Cette croyance est non seulement fausse, elle est épuisante.

 

 

 

 

Le désir féminin, contrairement à ce qu'on a longtemps cru, est dans la majorité des cas un désir réactif ; il se réveille en réponse à une stimulation, pas spontanément. Il a besoin d'espace, de sécurité, de détente. Trois choses précisément absentes quand on porte tout.

 

Ce qui se joue hormonalement à la quarantaine

Entre 35 et 50 ans, les hormones fluctuent. La progestérone commence à baisser avant les œstrogènes, créant un déséquilibre qui peut se traduire par de l'irritabilité, des troubles du sommeil et une baisse du désir. Ce n'est pas encore la ménopause, c'est la périménopause, une transition souvent silencieuse.

La testostérone, dont on parle peu chez la femme, joue pourtant un rôle central dans le désir. Elle aussi diminue progressivement. Sans bilan hormonal, beaucoup de femmes attribuent cette baisse à un problème relationnel ou psychologique alors qu'il y a aussi une composante physique.

 

Mais ce n'est pas seulement les hormones

Dans mon cabinet, j'observe que la baisse de désir à 40 ans est rarement seulement hormonale. Elle est surtout le signe d'un épuisement profond et d'une déconnexion de soi.

Quand on passe ses journées à être disponible pour tout le monde, le corps finit par couper l'accès à ce qui est purement pour soi, y compris le plaisir. C'est une forme de protection. Pas un dysfonctionnement.

La question que je pose souvent à mes clientes : "Est-ce que vous vous accordez du temps pour vous, sans utilité, sans performance, sans que ça serve à quelque chose ?" La réponse est presque toujours non !

 

Ce que l'hypnose peut faire ici

L'hypnose thérapeutique n'agit pas sur les hormones. Elle agit sur l'espace intérieur. Elle permet de descendre en dessous du niveau de la fatigue chronique, de retrouver un état où le corps redevient sensible à autre chose que la pression.

Ce n'est pas magique. C'est un travail. Mais c'est un travail qui se fait sans effort, sans forcer, dans une direction qui va vers vous, plutôt que vers une performance à atteindre.

 

Et si c'était un tournant ?

La quarantaine peut être l'âge où l'on décide enfin d'arrêter de mettre son propre désir en dernière position. Pas par militantisme. Par simple reconnaissance que ce qui se passe en vous compte.

Le désir qui s'éteint n'est pas une fatalité de l'âge. C'est souvent une invitation à revoir comment vous habitez votre vie.

 

 

Aline Baridon est sexothérapeute et hypnothérapeute, 15 ans de pratique. Elle propose des programmes en ligne pour retrouver le désir depuis chez soi, en toute discrétion. Découvrir les programmes

photo d'aline baridon

Sexologue et Hypnothérapeute Baridon Aline

 

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